Tour de France 2022 : les communes de mes ancêtres maternels sur l’étape du jour

Dans le cadre du défi d’écriture proposé par Geneatech pendant le Tour de France, l’étape du jour qui nous emmène de Bourg d’Oisans (38) à Saint-Etienne (42) traverse 11 communes dont mes ancêtres maternels sont originaires, sans compter celles qui concernent les collatéraux.

Dans l’arbre présentant 6 générations ci-dessous, on voit bien que ma branche maternelle est majoritairement originaire de la Loire (en vert) à l’exception des 2 bouts de branche venus de la Creuse (en orange).

Tableau généalogique à partir de ma génération à gauche et qui s'étend sur 6 générations vers la droite. Chaque vignette représentant mes ancetres a une couleur en fonction du département de naissance. Ma famille paternelle est répartie entre la Haute-Loire (12 personnes) et l'Ardèche (19 personnes). Ma famille maternelle dans la Loire pour 27 personnes et 4 dans la Creuse.
Arbre Hérédis de G1 à G6 avec le département de naissance

Pour que ce soit encore plus concret, j’ai matérialisé la fin du parcours de l’étape sur la carte qui indique le nombre de SOSA nés dans chaque commune.

Carte de la fin du parcours de l'étape du jour du Tour de France. Pour chaque commune où j'ai des ancêtres, figure une épingle avec le nombre d'ancêtres nés dans la commune. Au-delà des communes sur le tracé, un grand nombre de communes limitrophes sont concernées.
A l'est, la ville de Vienne en Isère, à l'ouest la ville de Saint-Etienne dans la Loire.
Carte représentant la fin du tracé de l’étape et le nombre de SOSA maternels nés dans les communes

J’ai donc eu un problème de riche, de qui parler quand autant d’ancêtres sont de ce coin de France ?

Après réflexion, j’ai choisi la branche de mon grand-père avec qui j’ai regardé tant d’étapes du Tour de France à la télévision quand j’étais enfant. Avec ma grand-mère, ils venaient passer le mois d’août chez nous, dans les Pyrénées et c’était son grand plaisir. Il allait même, quand le tracé le permettait, passer une journée sur place pour voir une étape.

Je vais évoquer ses parents, mes SOSAS 12 et 13 : Pierre CÔTE et Marie-Jeanne PEYSSONNEL

Pierre CÔTE

Pierre est né le 20 septembre 1878 à Lorette (42), il est le fils d’Henri CÔTE âgé de 37 ans, ouvrier aux Aciéries et de Françoise dite Francine TEILLARD (ou THEILLARD) ménagère, âgée de 34 ans.

C’est le seul enfant du couple qui atteindra l’âge adulte, 3 enfants sont nés avant lui et décédés en 3 ans entre 1867 et 1869. Et au regard de l’écart entre les deux derniers enfants, on peut présumer que sa mère a subi plusieurs fausses couches. Que de drames ont vécus nos ancêtres.

Extrait d'un arbre issu de mon logiciel. Il représente la fratrie de mon Arrière-grand-père, Pierre CÔTE et leurs parents.
Ses 3 aînés, deux garçons et une fille, sont représentés par une bougie pour symboliser leur décès prématuré. Ils sont nés et décédés entre 1867 et 1869. Ce n'est que 9 ans plus tard que mon ancêtre est né.
Extrait de mon arbre dans le logiciel HEREDIS

Quelques jours avant ses 13 ans, son père décède alors qu’il n’a pas atteint ses 50 ans.

Grâce à sa fiche matricule, je sais que Pierre est ouvrier aux forges. Sa description physique m’indique qu’il est blond aux yeux bleus et qu’il mesure 1m68, cela donne une idée mais, le front rond, le nez moyen, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale… c’est toujours assez mystérieux comme détails.

Ce qui est le plus intéressant, c’est d’apprendre qu’en tant que fils unique de veuve, il est dispensé du service militaire selon l’art 21.

Extrait de la fiche matricule de mon arrière-grand-père Pierre CÔTE qui précise son état civil, sa description physique, son degré d'instruction et la décision du conseil de révision.
Extrait de la fiche matricule de Pierre CÔTE – AD 42 – 47NUM_1R1437

Après son mariage en 1904, il participera toutefois aux exercices en 1905 et 1908 avant d’être mobilisé en août 1914. A compter du 10 décembre 1914, il est mis en sursis d’appel à l’usine Arbel puis il y est détaché à compter du 5 juillet 1915, a priori jusqu’à la démobilisation le 14 février 1919.

Cette usine Arbel était spécialisée dans la « fabrication des roues en fer forgé et des essieux montés de chemins de fer […]. Outre les pièces destinées aux chemins de fer et tramways, les forges réalisent des pièces de grosse et petite forge, des obus et éléments de canon, des outils pneumatiques et des pièces mécaniques. » Ci-dessous, une carte postale représentant cette usine.

Carte postale représentant l'usine Arbel à Rive de Gier. On voit les bâtiments et les cheminées fumantes. En arrière plan les montagnes dont les sommets sont enneigés.
Bibliothèque municipale de Lyon Creative Commons – Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Pas de modification.

Marie-Jeanne PEYSSONNEL

Marie-Jeanne est née le 11 décembre 1880 à La Grand Croix (42), elle est la fille de Jean-Baptiste PEYSSONNEL, âgé de 29 ans et ouvrier mineur à sa naissance et de Marie Virginie BOUCHET, ménagère et âgée également de 29 ans. Marie Virginie BOUCHET est née à Arfeuille-Châtain en Creuse (23), je ne sais pas encore à quelle date et dans quelles circonstances elle s’est installée dans la Loire mais plusieurs creusois se sont installés dans la région, j’en ai quelques-uns dans une autre branche et parfois ce sont plusieurs membres d’une fratrie qui s’installaient à proximité.

Marie-Jeanne qui a eu une sœur Marie, née 2 ans avant elle, a 22 ans lors du décès de son père qui avait 52 ans.

En écrivant cet article, je note la similitude entre mes arrières-grands-parents, leurs pères sont morts autour de 50 ans et leurs mères ont vécu bien plus longtemps. Je réalise même que je n’ai pas encore trouvé leur date de décès au moment où je commence la rédaction de cet article. Une opportunité pour progresser dans ces recherches ?

Leur mariage et leurs enfants

Marie-Jeanne et Pierre se marient le 10 août 1904 à Lorette (42), ils sont accompagnés de leurs mères et parmi les témoins, de Louis RAVACHOL présenté comme un cousin de Pierre. Je me demande bien de quel type de cousin il s’agit car à ce stade, je n’ai pas réussi à trouver de lien.

Marie-Jeanne est alors très très enceinte de leur première fille.

De ce mariage, 4 enfants sont nés :

  • Marie Fleurine le 26 septembre 1904 à Lorette (42) soit 1 mois et demi après le mariage de ses parents. Elle est décédée en 1976 à Lyon (69). En vérifiant quelques informations, je découvre que sa tombe figure sur Généanet avec une variante de prénom Marie Suzanne. Il faudra que je demande à sa fille si c’était un prénom d’usage.
  • Francia le 3 juin 1906 à Lorette (42). Elle est décédée en 2021 à Lyon (69).
  • Marie Jeanne le 3 décembre 1907 à Rive de Gier (42), elle y est décédée à 3 ans et demi.
  • et Antoine Jean-Marie mon grand-père en 2022. Le 11 juillet dernier, c’était les 100 ans de sa naissance.

Leurs décès

Pierre décède en 1935 à Saint-Etienne (42), à 56 ans, Marie-Jeanne lui survivra 25 ans et décède à 79 ans en 1960 à Saint-Etienne (42).

Recherches qui restent à faire

  • Trouver le décès de Francine TEILLARD (SOSA 25) avec les variantes Françoise et THEILLARD. Seule certitude il a eu lieu après 1911 puisqu’elle figure dans le recensement de Lorette cette année-là.
  • Trouver le décès de Marie Virginie BOUCHET (SOSA 27) qui a eu lieu après le 11 août 1904 puisqu’elle est présent au mariage de sa fille.
  • Identifier le « cousin » Louis RAVACHOL et confirmer ou non son lien de famille avec Pierre CÔTE.
  • Se faire confirmer le prénom d’usage Marie Suzanne pour Marie-Fleurine.

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